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Gel des contrats aidés, l’hiver social commence

D 13 septembre 2017     H 16:08     A Isabelle Wattenne     C 0 messages


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Dans les collectivités, les associations, les écoles, pour permettre de mener des actions bien souvent d’utilité publique, l’employeur peut avoir recours à des emplois aidés. L’aide financière octroyée permet d’insérer des personnes dans l’emploi, proposer de la formation. Le secteur de l’animation et de l’éducation est touchée directement par cette décision.

Le CNEA, syndicat d’ employeurs pour les conventions collectives du sport, de l’animation, du tourisme social et familial, les foyers et les services pour les jeunes travailleurs, s’inquiète du gel de ces contrats CUI/CAE, sans préavis, dans un contexte économique et social difficile. Conscient que les contrats aidés restent une réponse partielle et perfectible dans la lutte contre le chômage, ils demeurent cependant un dispositif nécessaire tant pour l’activité et l’économie des entreprises de nos branches professionnelles, que pour la formation, l’employabilité et l’insertion des personnes les plus éloignées de l’emploi. A titre d’exemple, les seuls emplois d’avenir ont permis à plus de 50% des bénéficiaires d’être en emploi 6 mois après la fin de leur contrat, et en emploi durable pour 37% d’entre eux.

Face à la suspension soudaine de ces dispositifs et aux coups de rabot sur les subventions aux associations, nombreux sont les employeurs, mobilisés dans les territoires pour répondre au défi social de la formation et de l’employabilité de ce public sans emploi, qui se retrouvent dans l’impossibilité de faire face à leurs engagements contractuels.

Une telle mesure ne manquera pas de provoquer par ailleurs l’appauvrissement voire la disparition d’activités à forte utilité sociale proposées par les acteurs associatifs et les collectivités, conduisant à de nouvelles disparités territoriales. Le CNEA invite la Ministre du Travail à ne pas sacrifier les contrats aidés à l’unique profit d’investissements massifs dans la formation, mais au contraire à mieux articuler cette dernière avec la possibilité d’exercer un métier, convaincu que la résorption du chômage passe par la complémentarité des deux dispositifs. Aussi, le CNEA appelle la Ministre du Travail à bien vouloir clarifier la situation et sécuriser les prescripteurs de contrats aidés, tout en renforçant l’obligation de former et de se former.

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