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FAIRE VIVRE A DES JEUNES DES ESPACES D’EXPRESSION ET DE DÉBAT

un atelier de réflexion partagée lors des rencontres nationales "Aider l’adolescent à être soi"

D 21 octobre 2008     H 09:57     A Valerie CIBERT     C 0 messages


Le texte ci-dessous est le résultat d’une réflexion partagée entre différents acteurs éducatifs de la Jeunesse au cours d’un atelier lors des rencontres organisées, en partenariat avec la Ville d’Aurillac, par les CEMEA les 7,8,9 Octobre 2008

FAIRE VIVRE DES ESPACES D’EXPRESSION ET DE DÉBAT.

Des constats, et des observations.

Il existe une diversité de lieux et d’instances à vocation éducative, culturelle ou sociale, en direction de la jeunesse dont la mission ou une des fonctions , est de faire vivre des espaces d’expression et de débat entre les jeunes eux mêmes, ou entres des jeunes et des adultes.

Il s’agit dans tous les cas, de faire participer les jeunes , de faciliter l’échange, de tisser ou renouer des dialogues ; il s’agit aussi de favoriser des prises de parole, de se confronter à des formes de pouvoir, de tenter d’y exercer un certain pouvoir ou un contre pouvoir.
Ces différents lieux ou instances ont des objectifs différents, et sans doute sont d’intérêts différents. Certains servent plus aux adultes, d’autres plus aux jeunes, d’autres aux deux à la fois, à la vie dans la cité, à la paix sociale c’est du moins leur volonté, ou à l’illusion de paix sociale.
Nous en repérons trois types :
des espaces très officiels, institutionnels, plus ou moins instrumentalisés, comme le conseil municipal de la jeunesse ; dans cet espace les jeunes sont consultés sur les conditions de leur existence et peuvent faire des propositions pour les améliorer.
Des espaces formalisés, il y en a de plusieurs sortes ; comme les ateliers de Parole, lieux dédiés à l’échange et au débat, souvent mis en place par les structures d’animation jeunesse ( maisons de quartier..) ; ou du type réunion de jeunes en camp d’ados, réunion de stage en formation Animation volontaire qui permettent de réfléchir sur ce qu’on vit et d’y être plus acteur.
Des espaces non formels mais institués où une parole instituante est possible/nécessaire, du type ateliers d’activité, bar à jeux, et autres lieux qui suscitent ambiance et échanges conviviaux.

La parole dans ces trois types d’espaces est donc de nature très différente. Nous avons constaté deux niveaux de paroles distincts que nous ne hiérarchisons pas :
- une parole ET une écoute intime, de l’intime, qui renvoie à l’espace privé, à la recherche et la construction de l’identité du jeune ; et qui est plus centré sur une approche psychologique des rapports sociaux.

- une parole ET une écoute civique, publique, plus centrées sur le sens politique des rapports sociaux, sur la politisation des rapports sociaux et l’apprentissage de la citoyenneté ou d’une citoyenneté, sur l’apprentissage de la démocratie, ou d’une démocratie selon les modèles utilisés pour faire vivre ces espaces d’expression.Il s’agit d’aborder des préoccupations, des difficultés liées à la vie quotidienne, à la vie dans la cité..., de faire des projets...

Tous ces espaces fonctionnent , existent en présence d’adultes, de professionnels ; et cette présence peut s’exercer de plusieurs manières. Et tout d’abord pas uniquement par une participation physique, mais par une fonction de contenant c’est à dire par la mise en place d’un cadre, de règles, de repères qui garantissent l’expression de chacun, l’écoute et le respect de chacun, la possibilité de débattre et donc qui garantissent l’expression de la divergence.Que les sujets soient proposés par les animateurs ou par les jeunes.
N’oublions pas qu’il y a aussi tous les lieux de rencontres, les espaces qui échappent aux adultes parce qu’ils se passent sans eux.

Des affirmations :
Quels que soient ces espaces et les divers enjeux qui peuvent peser, il nous semble que toute parole de jeune doit être prise en compte, quelque soit son contenu( revendicatif, contestataire....), et exige un retour ,pas forcément immédiat mais une réponse.

Pour que tout espace de parole pour les jeunes , vive, ne soit pas un simulacre, ait un réel intérêt et éventuellement ait un impact , un peu de pouvoir sur le cours des choses, il faut d’abord que l’adulte, le professionnel s’implique personnellement.

animatrice:Valérie Cibert
rédacteur:bertrand Chavaroche

Lu et validé IW
Lu et validé LC

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